Issue d'un milieu modeste de Québec, la jeune Alice quitte sa famille pour faire carrière à Montréal. Elle se joint à la troupe de Jean Grimaldi, adopte le nom de scène d'Alys Robi et connaît un succès dans les années 1940 grâce à ses reprises de chansons latines. Elle conquiert rapidement les scènes du Canada, des États-Unis et de l'Europe. Malgré la gloire et l'argent, la vie personnelle d'Alys s'effondre. Elle vit une liaison amoureuse destructrice avec le compositeur marié Lucio Agostini. Épuisée par le rythme infernal, terrassée par le chagrin d'amour, sa santé mentale décline. En 1952, alors qu'elle est au sommet de sa popularité, son état pousse son père à la faire interner de force à l'asile de Saint-Michel-Archange. Elle y subit des traitements brutaux, dont des électrochocs et une lobotomie. Après cinq ans d'enfer, elle sort guérie, retrouve sa liberté et réussit le pari immense de remonter sur scène et de reconquérir son public
